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04-06-2008 10 :25
C’est le 10 mai 2007 qu’ouvrait officiellement la plateforme nationale de signalement de Signal-Spam.fr. Cette initiative, loi 1901, regroupe toute une série de partenaires dont l’AFA (Association des Fournisseurs d'Accès et de Services Internet), l’AFom (association Française des Opérateurs Mobiles), la FEVAD, La Poste, Microsoft, la Banque de France, la Gendarmerie, ou encore l’OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication).
Objectif commun ? Lutter contre ce cancer des messageries mails qu’est le spam.
Le système repose sur un formulaire où les spams reçus sont copiés puis analysés pour démasquer des pistes à grande échelle contre ce mal. Une extension à installer sur son client (Outlook ou Thunderbird) permet aussi cette transmission, en un clic (voir la capture d'écran).
Dans un tel traitement de données, un partenaire important manquait à l'appel : la CNIL. Cette absence est désormais corrigée : l’autorité indépendante et l’initiative Signal Spam ont signé un partenariat organisant une collaboration dans cette lutte
Depuis l'inauguration de Signal Spam, « près de 30 000 internautes se sont inscrits et plus de 4 millions de messages indésirables ont été ainsi transmis » explique-t-on. La coopération mise sur pied va permettre :
La transmission régulière à la CNIL de données statistiques sur les signalements reçus,
La possibilité pour Signal spam de saisir la CNIL d’une plainte contre un « spammeur » identifié
La réalisation d’actions de communication et de recommandations
La CNIL avait déjà tenté une expérience de dénonciation (la boîte à spam), mais l’opération fut rapidement saturée (300.000 messages en trois mois, analysés d’abord par une personne, seule). De même, la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 autorise la Commission à recevoir par tous moyens les plaintes relatives aux infractions aux règles de prospection électronique. Toutefois, les actions judiciaires sur le terrain du spam sont encore très rares.
Pour lutter contre ses spams :
Le spam (emails commerciaux non-sollicités) est un fléau. Aujourd'hui en 2008, plus de 95% de l'ensemble des emails qui transitent sur Internet sont des spams ! Bien que le spam soit tout à fait illégal, en France, rien n'arrête les spammeurs. Si vous désirez vous en prémunir, pour les protéger, encodez vos adresses email sur vos sites web avec le script ci-dessous, pour que les robots des spammeurs ne puissent pas les récupérer pour vous spammer. C'est simple : remplissez les champs du formulaire, encodez, puis copiez-collez votre adresse email cryptée dans la page de votre site où vous désirez qu'elle apparaisse. Vous avez également une version avancée de l'encodeur anti spams.
EN SAVOIR PLUS
Pour une action citoyenne :
« Signal Spam » est une association de loi 1901 qui regroupe la plupart des organisations françaises concernées par la lutte contre le spam, qu'il s'agisse des pouvoirs publics ou des professionnels de l'Internet (cf. rubrique "Partenaires"). Elle a pour objet de fédérer les efforts de tous pour lutter contre le fléau du spam.
« Signal Spam » répond à cet objectif en offrant une plate-forme nationale de signalement des spams, en lien avec les autorités compétentes. En complément, le site Internet propose les informations nécessaires pour se prémunir et lutter contre le spam.
L'association « Signal Spam » a été créée en novembre 2005 grâce aux travaux de la plateforme de concertation publique-privée pilotée par la Direction du développement des médias.
"L'association a pour objet la lutte contre le « spam » (courrier électronique non sollicité illicite) et ses effets, auprès des utilisateurs et des professionnels, en France comme à l'international.
Elle conduit toutes les actions nécessaires à la réalisation de cet objet, et plus particulièrement :
La définition, la mise en oeuvre et le suivi d'un système de traitement informatisé des « spams » signalés par les utilisateurs de l'internet ;
L'analyse, le classement et le transfert des signalements reçus dans la perspective d'alertes, d'actions de médiation comme de transmission aux autorités chargées du traitement des plaintes en matière de spam.
L'information du public sur les moyens de lutte contre les « spams » ;
La contribution aux actions engagées par les pouvoirs publics au niveau international en matière de lutte contre le « spam » ;
La formulation de recommandations, prises après consultation et concertation des autorités compétentes, aux pouvoirs publics comme aux représentants des acteurs et utilisateurs du courrier électronique."
EN SAVOIR PLUS
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